Chroniques

Épisode 13 – Passionnée recherche formation

Janvier 2019.

Après seulement 2 heures de recherches sur Internet et quelques coups de fil, j’ai compris que la Belgique, pays mondialement réputé pour sa culture de la Bière, était pauvre en formations dignes de ce nom pour les passionnés dans ce domaine. Et du haut de mes 30 ans, je me voyais mal retourner sur les bancs de l’unif encore une fois…

Temps de lecture estimé : 4 minutes 30 

Je ne garde pas un souvenir impérissable de mes études. Autant je m’y suis fait des amis pour la vie, j’ai pu y goûter les joies des guindailles, des sorties, des voyages, de l’Erasmus… Autant les cours très théoriques et les blocus ont été pénibles. Je ne me suis jamais épanouie dans ce système d’absorption intensive de connaissances, même si je réussissais. Je considère que j’ai appris mille fois plus depuis que je travaille, au travers des challenges du quotidien, des projets concrets et des rencontres inspirantes que j’ai fait.

J’ai toujours eu l’impression de chercher ma voie. Une ado (et ensuite une adulte) paumée comme les autres. (Mais c’est le gros problème de ma génération, il paraît !) J’ai étudié la comm’ parce que je n’avais pas le cran de faire du théâtre. « Un vrai diplôme en poche, tu peux faire ce que tu veux de ta vie après cela ! » Je déteste cette phrase. Ce n’est pas mon diplôme qui a conditionné ma vie, qui m’a fait rencontré les bonnes personnes, il ne m’a jamais ouvert de portes miraculeusement.

Alors aujourd’hui, j’ai 30 ans (bientôt 31, gloups.) et, comme le dit si bien Aurélien, j’ai l’impression que « j’ai mis la moitié d’ma vie pour savoir c’que j’veux« . Je fais toujours (un peu) de la comm’, mais je prends surtout mon pied à monter des projets… dont le mien, petit à petit, celui de La Petite Fille Colmant. Et pour le développer, j’en suis venue à la conclusion que je dois retourner par la case « apprentissage » : apprendre les bases du monde de la Bière et me faire mes propres expériences. Car au final, je ne perds pas de vue mon objectif initial : faire renaître une bière du passé. Et pour cela, je dois rencontrer les bonnes personnes et trouver les bonnes informations !

Même si je ne compte pas retourner à l’université pour devenir ingénieur brasseur, je veux développer mes connaissances et mes compétences. Mais comme maintenant je sais ce que je veux et pourquoi je le fais (contrairement à mon moi de 18 ans), rien ne peut m’arrêter ! Ma soif d’apprendre est inextinguible et j’en mourrais de m’arrêter là où j’en suis à présent.

Mais pourquoi c’est si important que ça pour moi de me former ?

Outre le fait que je souffre légèrement d’un problème de confiance en soi et de légitimité, s’il y a bien une chose qui me rend DINGUE, ce sont les personnes qui m’imposent leur avis, alors qu’ils ne savent rien. Je pars toujours du principe que n’est pas expert qui veut. Non. Ce n’est pas parce que tu as goûté toutes les bières du Delirium Café (même les plus bizarres) ou parce que que tu peux citer toutes les bières trappistes par coeur, que tu t’y connais, que tu sais apprécier la bière mieux que tout le monde et en parler correctement.

Je vous vois déjà réagir : « Bien vu, Captain Obvious! », « Tu nous prends vraiment pour des barakis d’kermesse! »

Vous trouvez cette affirmation un peu « saugrenue » ? Et pourtant… Je suis sûre pourtant que vous avez tous dans votre entourage un « Tonton Claude » ou un « pote José » qui skette des pintes comme jamais, qui a son frigo aussi rempli que le mien et qui pense que la Leffe Blonde est la meilleure bière belge… Que dis-je… La meilleure bière du monde !

J’exagère, j’avoue. Loin de moi l’idée de jeter la pierre car, au fond, nous sommes tous un peu passionnés par la bière (ça doit être dans la nature profonde de tous les Belges, j’imagine) et nous avons tous déjà eu des débats animés sur la dégustation ou l’appellation d’une bière (alors, des Orvals ou des Orvaulx ?!). Nous aimons tous jouer les experts, surtout quand il s’agit d’une bière qu’on apprécie et que l’on savoure.

Même si la pratique apporte une certaine connaissance dans ce domaine, je considère que pour devenir un expert, il faut étudier, analyser, emmagasiner, comparer, travailler ! Je déteste parler sans savoir, sans être sûre de ce que j’avance, sans pouvoir argumenter. La subjectivité n’a pas sa place dans un monde aussi rigoureux que celui de la bière (on parle quand même d’art !). C’est la raison pour laquelle je voulais me lancer dans une formation : la ZYTHOLOGIE.

La… quoi ?

La biérologie (comme diraient nos amis Français) ou la zythologie (du grec zythos (bière) et logos (étude, discours)) est la discipline qui se consacre à l’étude de la bière, du brassage et des brasseries en prenant en compte tous les aspects, notamment ceux historique, technique et gustatif. Bref, ça envoie du lourd ! Je suis impatiente… Mais bon, pour ceux qui suivent, ce n’est pas le type de formation que l’on trouve à tous les coins de rue ! Les centres IFAPME attendent d’avoir assez d’inscrits, les cours du soir sont donnés à Bruxelles et ne reprennent qu’en septembre. Alors pour le moment, il me reste l’auto-apprentissage via les bouquins et les cours en ligne. Mais je ne m’avoue pas vaincue et je ne compte pas m’arrêter là… Ce n’est que le début. Sky is the limit !

 

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