Chroniques

Épisode 9 – Brewing Day

Juillet 2018.

Et finalement, si c’était vraiment ça le commencement de l’histoire ?

Temps de lecture estimé : 3 minutes 

La recette finalisée par Manu, il était enfin temps de se lancer dans le brassage de la bière qui allait être offerte à mon mariage ! M-3 : cela laissait juste le temps de brasser, laisser fermenter et embouteiller 50L de Saison, afin qu’elle soit prête à être dégustée en octobre.

(Oui. 50 litres.)

Je profitais donc d’un jour de congé début juillet pour rejoindre Manu chez lui dès 9h du matin. Il faisait déjà très chaud… Quelle idée de vouloir passer la journée au-dessus d’une cuve en ébullition ! Mais rien n’y faisait : j’étais impatiente de brasser pour la toute première fois MA bière. (Bon, je n’y étais pas pour grand chose dans la création, mais je mettais la main à la pâte, ça compte, non ?) Mon tout premier brassin avec mes petites mains 💪🏻😎

J’étais étonnée de la simplicité de l’organisation et du peu d’espace nécessaire pour réaliser 25L : deux grandes marmites, une table et un plan de travail de deux m²  avec un évier…

« Je veux le même chez moi !»

…Mais quand on y pense, j’ai l’accès au gaz, à l’eau, l’électricité, ma cave est entièrement carrelée, il y a déjà une évacuation et une ventilation prévues… On a trouvé la maison parfaite sans le savoir ! J’allais devoir négocier ferme avec l’Homme (a.k.a. mon futur mari), mais je m’y voyais déjà, avec un espace bar et un divan pour recevoir les potes en été… Et un KICKER ! (Elément essentiel de tout bon bar borain qui se respecte).

Tout en rêvassant à mon futur lieu préféré de tous les temps, Manu m’expliquait les différentes étapes du brassage, le matériel à préparer et l’objectif à atteindre, à savoir une « Sweet Belgian saison » à 5.5% alc. Et le challenge était double, car comme nous avions besoin de 50L pour avoir suffisamment de bouteilles à offrir aux invités du mariage, environ 140. Ce qui signifiait que nous allions devoir brasser deux fois la même bière, espérant qu’il n’y ait pas de différence. La pression… (C’est un comble !) (Humour de merde, le retour !)

Avec le boulot, je ne pouvais malheureusement pas m’absenter deux jours de suite. J’ai donc participé partiellement au deuxième brassin (empâter pendant l’heure de midi, ça détend !) et heureusement Manu a tout géré.

Le résultat ? Un BIG smile sur mon visage pendant au moins une semaine et un taux d’atténuation IDENTIQUE pour les deux brassins… Incroyable, mais vrai ! Bref, on a géré comme des Kings :

Il n’y avait plus qu’à attendre un mois de fermentation avant d’encapsuler début août :

et ensuite encore deux longs mois avant de la goûter 😉

Deux semaines avant le jour J, nous goûtions finalement la bière avec Manu, Damien et Antoine à l’occasion d’un bon barbecue de fin d’été. Le résultat était délicieux (en toute objectivité, bien sûr) ! J’étais vraiment impatiente de l’offrir et d’avoir les avis de ma famille sur cet hommage…. Mais surtout : est-ce que quelqu’un allait pouvoir me dire si on s’était rapproché du goût initial de la Vieille Saison Colmant ?

 

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