Chroniques

Épisode 12 – Quatre mois pour changer de vie

Novembre 2018.

Comme disait Churchill, “il n’y a rien de négatif dans le changement, si c’est dans la bonne direction.” Un licenciement, ça n’a jamais fait plaisir. Mais si cela pouvait me permettre de rebondir vers des projets passionnants, alors : let’s go !

Temps de lecture estimé : 3 minutes 

La nouvelle est tombée de manière totalement inattendue, me laissant un peu sous le choc. Projet arrêté, « transféré », équipe non reconduite, cellule dissoute, CDI rompu… Mais je n’ai pas paniqué. Juste un goût amer sur la manière dont cela nous a été présenté. Il me restait alors quatre mois pour voir venir et trouver un nouveau challenge professionnel… Sauf que.

Sauf que je ne savais pas où j’avais envie d’être dans quatre mois. Est-ce que je devais chercher un job passionnant qui me permettrait de rebondir et de fuir la morosité ambiante à Mons ? Est-ce que je devais tout lâcher et foncer développer mon projet entrepreneurial ? Est-ce que j’allais décider à me laisser aller et… on verrait bien ? « Carpe Diem » ? Dans quelle direction aller ? En y réfléchissant bien, j’avais de la « chance » : pas d’enfants à charge, pas de responsabilités à part notre emprunt hypothécaire… Bref, pas de risque ! Chaque option était possible. J’avais le luxe de pouvoir choisir…. Mais moi, faire un choix, cela n’a jamais été chose facile.

« Choisir, c’est renoncer ! » qu’ils disaient. Cette phrase a toujours résonné en moi. C’est que je n’ai jamais aimé renoncer ! Et encore maintenant, j’ai peur de regretter en choisissant « mal ». Du coup, tout parait vite compliqué. « Est-ce que je prends une pizza Parmigiana comme d’habitude ? Ou je teste la spécialité du jour ? Si je prends celle-là et que ce n’est pas bon, je serai déçue… Alors que la Parmigiana, je sais que c’est bon… Sauf quand ils mettent trop d’huile d’olive, comme la dernière fois. » Vous voyez le tableau ? Le choix cornélien ? (Mais je me soigne).

Fin novembre, j’en étais au stade où je commençais à écrire mes aventures sur ce joli blog, je m’inscrivais à des ateliers d’initiation à la zythologie, à des cours théoriques, etc. Je voulais suivre des formations, accumuler des connaissances, rencontrer des gens du métier, lire, tester, visualiser… En attendant de rebrasser avec Manu, Antoine et Damien. La perte de mon emploi précipitait mes plans. Je ne me sentais pas prête à démarrer une activité. Laquelle d’ailleurs ? Je ne faisais qu’écrire des articles et poster des photos sur Facebook, rien de plus. J’avais bien sûr des projets, des envies, un idéal sur lequel je bossais doucement… Mais rien de concret qui me permettait de me lancer.

Heureusement, Noël approchait, une pause s’imposait. Je n’en pouvais plus de ruminer, de me rendre au boulot alors que nous n’avions plus d’objectif, plus de budget, plus de projets. Cela devenait difficile de trouver la motivation de se lever, de discuter, de répondre aux questions du type « Et tu vas faire quoi ? Tu as déjà des pistes ? » J’allais exploser… J’étais fatiguée. Et en plus, je devais prendre une décision ! Il me semblait donc urgent de me recentrer sur moi, sur mes envies et mes besoins. 2019 devait être mon année ! Il fallait que je vois cette situation comme une superbe opportunité et non pas un casse-tête digne de la pizza Parmigiana.

J’allais donc suivre mes cours, faire des plans sur la comète, écrire beaucoup, faire un planning, en parler aux bonnes personnes… J’avais décider de rêver un peu et de me donner le droit d’oser, d’y croire, de réussir ! Et pourquoi pas, cela pourrait même m’ouvrir de nouvelles portes et me mener vers de nouvelles perspectives…

 

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